Des villes ont dû prendre des arrêtés à cause des violences dans les piscines: une baisse de fréquentation

Piscine de Puteaux/Wikicommons
Piscine de Puteaux/Wikicommons

Cet été, des violences se sont invitées dans les piscines de plusieurs municipalités de la banlieue parisienne qui ont donc été contraintes d’en réduire leur accès pour préserver la paix civile. Suite à ces arrêtés, la fréquentation de ces lieux a chuté. Certaines mairies ont donc assoupli la mesure, et d’autres préfèrent la conserver malgré la perte, “le prix à payer pour préserver le bien-être des usagers”.

À Rueil-Malmaison, l’arrêté pris en urgence le 28 juin après des violences, autorisait l’accès à la piscine des Closeaux aux seuls habitants de Rueil. Des habitants qui pour la plupart, sont désormais partis en vacances, loin de la cité impériale.

“Résultat, la fréquentation de la piscine a sévèrement chuté,” observe un habitué des lieux. “La baisse doit être de l’ordre de 30 à 40%. Économiquement ce n’est pas tenable.”

La mairie a donc suspendu l’arrêté: “Disons qu’il y a des impératifs économiques à respecter”. Mais ne regrette toutefois pas d’avoir restreint, pendant près de deux semaines, l’accès à la piscine: “Cet arrêté était nécessaire. Mais maintenant que le calme est revenu, il nous paraît naturel d’assouplir les conditions d’accès…”

Un assouplissement dont il n’est en revanche pas question à Puteaux et à Neuilly où l’entrée du centre aquatique du boulevard d’Inkermann n’est ouverte qu’aux habitants et aux abonnés.

Le mercredi 26 juin, alors qu’à l’intérieur du centre aquatique une bagarre pour des transats avait éclaté, dehors, la brigade anti-criminalité avait dû empêcher un groupe venu du Val-d’Oise de s’y introduire de force.

L’arrêté pris dans la foulée a eu les mêmes conséquences qu’à Rueil: la fréquentation se révèle, elle aussi en baisse. Au lieu de 1 000 entrées/jours, la piscine n’enregistre que 600 ou 700 entrées quotidiennes.

Jean-Christophe Fromantin, le maire (DVD) de Neuilly, conserve l’arrêté jusqu’au 15 septembre et assume: “Par définition, un centre aquatique ne gagne pas d’argent, et on est prêt à perdre quelques milliers d’euros supplémentaires si c’est le prix à payer pour préserver le bien-être des usagers.”

Des usagers comme Marie-Hélène, une mère de famille qui affirme “redécouvrir les joies de la baignade” et dit apprécier de pouvoir étendre sa serviette où elle le souhaite, en toute tranquillité.

Source: Le Parisien

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