Une cabale médiatico-politique? Fausse accusation de violences conjugales contre Jérôme Rodrigues, l’une des figures des “gilets jaunes”

Gilets jaunes/DR
Gilets jaunes/DR

La garde à vue de Jérôme Rodrigues, l’une des figures des “gilets jaunes”, a été levée dimanche soir, a annoncé le parquet de La-Roche-sur-Yon, qui le menace toutefois de le “poursuivre ultérieurement”. Les médias se sont empressés d’annoncer une affaire de “violences conjugales envers sa compagne”.

Dimanche soir, un jour férié, le parquet a décidé de faire une publication sur Twitter “des éléments objectifs” de cette affaire, afin “d’éviter la propagation d’informations parcellaires ou inexactes”.

Dimanche matin, en vacances chez des amis à Thorigny (Vendée), Jennifer Velasques, 30 ans, compagne de M. Rodrigues, a appelé les pompiers en raison d’une crise d’angoisse et de douleurs au ventre. Les pompiers ont cru bon de prévenir les gendarmes car, ils avaient cru comprendre que le portable lui avait été arraché des mains.

Arrivés sur place, les gendarmes ont appris “que M. Rodrigues et Mme Velasques s’étaient vivement disputés, leurs hôtes ayant été alertés en s’interposant mais précisant n’avoir pas vu de violences physiques“.

Mme Velasques a été hospitalisée après ce qu’elle a qualifié de “crise d’angoisse”. D’après le communiqué diffusé par le parquet sur Twitter, “le médecin a indiqué que Mme Velasques lui avait précisé que son conjoint lui aurait vidé une bouteille d’eau au visage et l’aurait bousculée“.

L’intéressée est revenue sur ces propos lors d’une audition ultérieure auprès des forces de l’ordre. Quant à lui, Jérôme Rodrigues, a indiqué: “je me suis énervé (…) j’ai crié, je lui ai jeté de l’eau avec une bouteille qui se trouvait à proximité (…) j’ai hurlé, j’ai fait des gestes mais je ne l’ai pas touchée“.

Les médias, toujours servant de relais au pouvoir publics, se sont empressés de dénoncer des “violences conjugales” d’un des leaders des “gilets jaunes”, blessé  gravement à un oeil le 26 janvier à Paris.

Jennifer Velasques a estimé cependant que “le procureur de la République a décidé de faire son coup de pub en plaçant Jérôme en garde à vue. Quand je suis sortie de l’hôpital, on m’a auditionnée, on a tenté de me faire dire un tissu de mensonges, dont celui d’avoir subi des violences conjugales“, a-t-elle dit, précisant ne pas avoir déposé plainte.

Le parquet de La-Roche-sur-Yon rappelle toutefois que les directives faites aux parquets de Vendée, en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, prescrivent l’ouverture systématique d’une enquête, même en absence de plainte.

Le procureur de La-Roche-sur-Yon Hervé Lollic rappelle également que les violences pénalement responsables peuvent être physiques, mais également psychologiques et donc verbales.

Il laisse donc une possibilité de poursuivre Jérôme Rodrigues, même contre la volonté de sa prétendue victime. Une tentative d’intimidation d’un opposant politique?

Source: AFP

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