Totalitarisme! Un député de Lozère veut légiférer sur les moindres sons de la campagne

Campagne de Lozère/Pixabay
Campagne de Lozère/Pixabay

Des lois, des lois, toujours des lois, il faut des lois pour tout et sur tout, il faut codifier jusqu’au dernier son du coq de basse-cour. C’est la joyeuse trouvaille de Pierre Morel-à-L’Huissier, député UDI de la Lozère, qui ne manque pas d’excentricité pour vouloir constituer un “patrimoine sensoriel”.

Tous les bruits de la ruralité composeront ce “patrimoine sensoriel”. Le chant du coq au petit matin, le clocher qui rythme la journée, les cigales en fond sonore, les cloches des vaches qui paissent.

L’idée de cette absurdité puise son origine dans des comportements pour le moins tout aussi absurdes de certains touristes qui ont récemment fait parler d’eux en se plaignant d’être dérangés par les bruits naturels de la campagne.

Une aberration qui ramène aux procès d’animaux avec le coq Maurice qui était récemment jugé pour avoir chanté, les cloches de Bondon, qui sonnent trop selon une vacancière, ou encore ces vacanciers qui veulent exterminer les cigales parce qu’elles chantent.

Alors, au lieu de débouter ces enquiquineurs et de s’en remettre au bon sens, le député à decider de jouer la surenchère législative, il explique son idée à France 3 Lozère: “Au même titre que ce qui existe pour l’Unesco, on le connaît bien dans le département, il y a une protection du bâti, les croix, les églises, les châteaux, là, on protégerait les odeurs et les bruits intrinsèques à la vie rurale”.

Après le code de l’urbanisme, le code rural, il y aura bientôt le code de la basse-cour, le code des clochers, le code des cigales, mais jamais le code de la connerie.

Source: Midi Libre

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