Boris Johnson: “La Grande Bretagne quittera l’Union européenne le 31 octobre”

Boris Johnson/CC Flickr
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Après sa victoire écrasante dans la course à Downing Street, le champion des pro-Brexit Boris Johnson a promis que la Grande Bretagne quittera l’Union européenne le 31 octobre.

Nous allons mettre en oeuvre le Brexit le 31 octobre“, la date butoir fixée après deux reports, a-t-il déclaré après l’annonce, sans vraiment de surprise, que ce serait lui qui allait succéder à la Première ministre Theresa May. “Nous allons tirer avantage de toutes les opportunités que cela apportera dans un nouvel esprit positif”.

L’ex-maire de Londres et ex-ministre des Affaires étrangères, qui était opposé à l’actuel chef de la diplomatie Jeremy Hunt, a remporté 66% des voix des quelque 159 000 membres du Parti conservateur qui se sont exprimés.

Il devient donc chef des Tories et prendra officiellement ses fonctions de Premier ministre mercredi après-midi après une visite à la reine Elizabeth II.

“Il sera formidable”, s’est enthousiasmé le président américain Donald Trump.

Fruit de 17 mois de discussions difficiles, ce document de 585 pages fixe les conditions du divorce, en particulier le controversé “filet de sécurité” (“backstop”) permettant d’éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord après le Brexit.

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel l’ont félicité et se sont dits désireux de travailler au plus vite avec lui tandis que la prochaine présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a évoqué des “défis à venir”. “Nous avons hâte de travailler de façon constructive avec le Premier ministre Boris Johnson“, a réagi le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier.

Mais si les dirigeants européens sont prêts à se pencher de nouveau sur la déclaration politique, qui pose les bases de la future relation entre le Royaume-Uni et l’UE après le Brexit, ils refusent de renégocier l’Accord de retrait.

Au plan intérieur, la tâche de Boris Johnson s’annonce aussi ardue avec un Parlement et une population toujours profondément divisés sur leur vision du Brexit, trois ans après le référendum de juin 2016.

C’est une mission sur laquelle Theresa May s’est cassé les dents, échouant à trois reprises à faire accepter aux députés l’accord de sortie qu’elle avait conclu en novembre avec Bruxelles, ce qui l’a poussée à la démission.

Source: Reuters

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