Affaire de Rugy. L’enquête sur les travaux dans son appartement de fonction: “aucune irrégularité imputable”

Jérôme Cahuzac. François de Rugy. Image d'illustration/Capture d'écran. Wikimedia Commons
Jérôme Cahuzac. François de Rugy. Image d'illustration/Capture d'écran. Wikimedia Commons

L’enquête sur les travaux dans le logement de fonction de François de Rugy a dans l’ensemble validé les dépenses engagées par l’ancien ministre de la Transition écologique qui attend désormais mardi les conclusions de l’Assemblée, déjà critiquées, sur ses dîners fastueux, une semaine après sa démission.

Alors que M. de Rugy a fait savoir qu’il préparait “d’arrache-pied sa contre-offensive avec son avocat”, après une série de révélations, le rapport du secrétariat général du gouvernement publié mardi matin lui offre une première arme.

Cette inspection, diligentée le 11 juillet, a passé au crible les travaux entrepris fin 2018 pour 64 523 euros TTC à l’Hôtel de Roquelaure, un bâtiment du XVIIIe siècle où le ministre de la Transition écologique a ses quartiers.

Elle souligne notamment “qu’aucune rénovation importante” n’avait été réalisée “depuis 2009 et même depuis 2003” et qu’en ce sens, le “relatif état d’usure des revêtements dans certaines pièces pouvait justifier la réalisation des travaux”.

Le rapport affirme aussi que “les règles de la commande publique ont été globalement respectées” et que certaines “dépenses d’équipements et d’ameublement (…) ont été ajustées à la baisse“.

Seul bémol exprimé par l’enquête menée par la contrôleuse générale des armées Virginie Aubard: la “relative urgence” dans laquelle les commandes ont été passées, notamment pour la réalisation d’un dressing sur mesure pour près de 17 000 euros TTC.

Si ce logement ancien “manque de capacités de rangement”, “le devis n’a pas été ajusté en envisageant par exemple un degré de finition moindre”, déplore le rapport qu’Édouard Philippe a décidé de rendre public au nom de la “transparence”, dixit Matignon.

L’enquête montre aussi que “la spécificité de certains travaux” dans cet appartement de 156 m² “a engendré des coûts supplémentaires”, comme la réfection, “des moulures de la chambre principale, du salon et des couloirs” pour plus de 16.200 euros TTC.

Au total, commente Matignon, “cette inspection n’a relevé aucune irrégularité imputable au ministre dans le respect des principes d’exemplarité et des règles de la commande publique“.

L’ex N°2 du gouvernement n’a cessé de clamer sa bonne foi. “La clarté sera faite dans les prochains jours”, a promis Emmanuel Macron, interpellé samedi dans les Hautes-Pyrénées sur le cas Rugy.

Certains politiques mettent en cause l’impartialité des enquêtes internes, “pas crédibles” selon l’ex-ministre Delphine Batho.

Source: AFP

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