Mayotte submergée par les clandestins. Le gouvernement s’accroche à un “plan renforcé de lutte contre l’immigration”

Image d'illustration/Gendarmerie nationale
Image d'illustration/Gendarmerie nationale

Alors que le 101e département français est toujours soumis à une forte pression migratoire – près de la moitié de la population ce sont des étrangers – un “plan renforcé de lutte contre l’immigration clandestine” devrait être annoncé prochainement au niveau gouvernemental.

Le préfet, Dominique Sorain, qui présentait à la presse les derniers chiffres de la délinquance et de l’immigration, a indiqué que Mayotte comptabilisait en juillet 2019 près de 16 000 reconduites à la frontière, un chiffre record, soit plus de 2500 reconduites par mois.

Sur tout l’année 2018, le nombre de reconduites à la frontière était de 15 000. Il faut dire que l’année a été marquée par un fort mouvement de protestations contre l’insécurité et l’immigration clandestine, qui avait paralysé l’île pendant plusieurs semaines au premier semestre.

Le préfet a estimé que des progrès avaient été réalisés pour la sécurité des habitants et des touristes mais que la situation restait fragile. “C’est un combat continuel mené par la police et la gendarmerie à poursuivre, surtout en matière de lutte contre l’immigration clandestine“, a-t-il souligné.

Il a ajouté qu’un plan renforcé contre l’immigration clandestine devrait être annoncé dans les prochains jours par le gouvernement. Emmanuel Macron avait annoncé, en février, lors d’un grand débat avec des élus ultramarins à l’Elysée, une mobilisation accrue de l’Etat contre l’immigration clandestine à Mayotte, sur le mode de l’opération “Harpie”, qui mêle gendarmes et militaires dans la lutte contre l’orpaillage clandestin en Guyane.

Avec 48% au sein de sa population, Mayotte subit une forte pression migratoire, généralement des îles voisines des Comores, dont la plus proche, Anjouan, est à 70 km de ses côtes.

Le préfet a insisté sur la coopération avec les Comores. “Cette coopération est nécessaire pour que les Comoriens puissent être soignés et éduqués chez eux. Ce n’est pas le même argent qui sert pour le développement des Comores et au développement de Mayotte”, a-t-il précisé.

Par ailleurs, les demandeurs d’asile originaires d’Afrique continentale, généralement se présentant comme issus de zones de guerre, obtiennent majoritairement l’asile.

Une forte immigration se traduit aussi en chiffres de la délinquance. La violence gratuite sur la voie publique est en augmentation. La préfecture note une augmentation de 12,2% des faits de violence physique non crapuleuse.

Les rixes entre bandes, comme à Passamanti, sont aussi un facteur explicatif de la violence que peuvent rencontrer les forces de l’ordre. Il y a un nombre plus important de caillassages.

Source: AFP

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