Mantes-la-Jolie. L’été au Val-Fourré: dealers en hamacs, piscines sauvages, rodéos à moto en cagoule…

Mantes-la-Jolie. Marché du Val Fourré/CC Flickr. Département des Yvelines
Mantes-la-Jolie. Marché du Val Fourré/CC Flickr. Département des Yvelines

La tristement célèbre cité du le Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie, voit surgir en période estivale des bien curieuses modes. Les dealers de drogue s’installent en hamacs, les “jeunes” improvisent des piscines en plein air, tandis que les pilotes de deux-roues portent des cagoule pour échapper à l’identification .

Depuis l’arrivée de la canicule, les habitants de la cité du Val-Fourré ont vu apparaître trois hamacs, étendus entres les arbres au pied d’un immeuble. Des chaises et une chicha complètent l’ambiance.

Les riverains sont excédés par ces longues et animés soirées estivales. “Comme leurs journées sont très longues, les jeunes n’ont rien trouvé de mieux que s’allonger là. Ils y passent une partie de la nuit. Ça râle, ça crie.

Cependant, l’usage de ces hamacs n’est pas aussi anodin et bon enfant que ça en a l’air. Il s’agirait, d’après des témoins anonymes, d’un point de guet pour les dealers et les guetteurs. “Le matin, les toxicos viennent chercher leur dose. Les gars descendent de leur hamac à chaque client. C’est plus confortable que d’être assis contre un mur.

La police du commissariat de Mantes-la-Jolie avoue son impuissance: ce point de deal étant situé dans une impasse, il est impossible de le faire disparaître ou même de le surveiller. Les environs sont parfaitement gardés par les guetteurs, souvent des très jeunes enfants, et il suffit que les policiers, en uniforme ou en civil, y passe pour être aussitôt repérés.

En outre, avec l’arrivée de la canicule, le quartier a vu apparaître des piscines en plein air, à l’instar des autres banlieues parisiennes. Des “jeunes” avaient installé des bassins gonflables qu’ils replissaient avec des bouches à incendies ouvertes illégalement. Une pratique couteuse pour la collectivité et dangereuse en cas d’un incendie.

Une autre fantaisie de la saison, c’est la cagoule à moto que les auteurs de rodéos sauvages portent à la place du casque réglementaire. Pour éviter d’être reconnus par les patrouilles de police? Oui, mais leur logique est plus compliqué: “s’ils mettent un casque, les copains du quartier ne les reconnaissent pas, donc ils ne peuvent pas fanfaronner. Mais s’ils ne portent rien, ils ont peur d’être démasqués par la police. Donc ils optent pour la cagoule.

Il reste que toutes ces modes de l’été, comme chaque année, pourrissent la vie des riverains. “Impossible de dormir les fenêtres ouvertes, de jour comme de nuit“. La police, elle, reste impuissante.

Source: Le Parisien

 

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