Scandaleuse attitude de François de Rugy! Fort de soutien d’Emmanuel Macron, le ministre s’entête

Image d'illustration/Pxhere
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“Ce n’étaient pas des dîners entre amis!” Une semaine après les révélations de Mediapart sur de fastueux dîners alors qu’il était président de l’Assemblée nationale, le ministre de la Transition écologique François de Rugy s’explique dans un entretien à Ouest-France.

Comprend-il que les dîners, homards et grands crus puissent choquer? Pas vraiment. “Qu’il y ait une attente de simplicité, je l’entends. Les apparences, cet apparat lié au protocole de l’Assemblée nationale… jouent contre moi.”

François de Rugy esquive le sujet en parlant des dîners avec des personnalités politiques internationales. Mais ce ne sont pas ceux qui ont fait grand bruit dans les médias et qui ont scandalisé l’opinion publique, ceux auxquels participaient des amis de sa compagne.

Il évoque une non-affaire: “Ce n’étaient pas des dîners entre amis ! Mais liés à ma fonction. Il y avait notamment un paléontologue, le secrétaire d’une association qui fédère des entreprises du numérique.

Il ne rend quand même pas publique la liste complète des convives. Apparemment, il y a des choses à cacher. “Je suis contre le fait de publier en continu les noms de ceux qui me rencontrent. Car on ne pourra plus faire de politique. Si c’est public, les gens vont être questionnés dès qu’ils seront sortis. Qu’il y ait des personnalités indépendantes qui soient désignées pour contrôler les choses, tenues à la confidentialité, j’y suis favorable.”

Il revient aussi sur son enthousiasme pour la transparence des pays scandinaves, vantée en septembre 2017. Il tempère ses propos d’alors: “J’ai dit qu’il fallait s’inspirer de la Suède, pas faire du copier-coller.

Il évoque aussi, en changeant encore de sujet, ses économies du temps où il était président de l’Assemblée nationale: “Les anciens présidents de l’Assemblée avaient le droit à un chauffeur, un bureau, une secrétaire. Le premier qui n’en bénéficiera plus, c’est moi.

François de Rugy peut compter, dans ce scandale, sur le soutien du président de la République. Emmanuel Macron a en effet pris la défense de son ministre en évoquant la présomption d’innocence. “Il y a encore dans notre pays le respect de la personne individuelle, des droits de la défense et de la possibilité de répondre. Sinon ça devient la République de la délation”, a-t-il affirmé.

François de Rugy est comme ces aristocrates de l’ancien régime moqués par Talleyrand. Il n’a rien appris, ni rien oublié.

Source: Ouest-France

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