Scandale en Corse! Charles Pieri, ancien chef du FLNC arrêté pour abus de bien sociaux

Image d'illustration/Wikimedia Commons
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Quatre personnes ont été arrêtées par la police judiciaire, mardi 16 juillet, dans le cadre d’une enquête pour abus de biens sociaux. Parmi elles figure Charles Pieri, ancien chef du FLNC et membre de la direction du parti indépendantiste Corsica Libera, a fait savoir la procureure de Bastia.

Les autres personnes sont une proche de M. Pieri interpellée avec lui à son domicile et deux employés d’une société visée par l’enquête, a précisé Caroline Tharot, procureure de la République de Bastia, confirmant une information de France 3 Via Stella.

Des armes ont été retrouvés selon le procureur: “La perquisition chez M. Pieri a amené à la découverte incidente d’armes, notamment d’armes de poing”.

Fidèles à leurs intimidations envers l’Etat régalien, l’association de défense des prisonniers corses Sulidarita a appelé sur les réseaux sociaux à “se rassembler immédiatement devant le commissariat de Bastia”, où les quatre personnes ont été placées en garde à vue.

En septembre 2018, Charles Pieri, figure controversée du nationalisme corse, a été condamné à 15 000 euros d’amende et à la confiscation des scellés, dont son ordinateur pour un message insultant la veuve du préfet Erignac posté sur un compte Facebook lui étant attribué.

Le militant indépendantiste est apparu à l’été 2018 comme une pomme de discorde entre les deux chefs de file de la majorité nationaliste qui dirigent les institutions corses. Gilles Simeoni avait, en effet, refusé de prendre part à un débat animé par M. Pieri début août lors des journées nationalistes de Corte, tandis que Jean-Guy Talamoni, son ancien avocat, restait proche de lui.

Ancien dirigeant du Front de libération nationale de la Corse (FLNC), Charles Pieri, 69 ans, est un habitué des tribunaux. Il a déjà été condamné en appel en 2001 à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, en 2005 à 10 ans de prison – ramenés à huit ans en appel – pour notamment “extorsion de fonds” et “association de malfaiteurs” puis en 2011 à un an de prison pour port d’arme. En juillet 2013, il a été une nouvelle fois condamné pour détention illégale d’armes à deux ans de prison.

Source: Le Monde

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