L’armée vote de plus en plus pour le Rassemblement National pour rétablir l’ordre

Image d'illustration/Wikimedia Commons
Image d'illustration/Wikimedia Commons

Selon une nouvelle étude de l’IFOP, les résultats des bureau de vote dans les casernes sont très clairs. Les militaires plébiscitent le Rassemblement National.

L’étude réalisée par Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique à l’IFOP, pour la fondation Jean Jaurès intitulée “Pour qui votent les casernes?” et publiée lundi 15 juillet, s’emploie à analyser les résultats obtenus dans les petites communes abritant des garnisons et dans les bureaux de vote dont dépendent les casernes. Des lieux ciblés là où “l’impact statistique de leur vote est indiscutable”.

Dans les villes moyennes et grandes, les effectifs sont trop dilués pour peser significativement. C’est pourquoi nous n’avons pas pu étudier le vote des marins, qui habitent dans des villes trop grandes, ni celui des policiers, qui ne sont jamais regroupés au même endroit en nombre suffisant pour être déterminants dans le corps électoral local”, précise le sondeur.

Prenons l’exemple de Mailly-le-Camp, dans l’Aube, une petite commune de moins de 1600 habitants (et 852 inscrits) qui abrite le 5e régiment de dragons, composé de six escadrons et de trois compagnies, soit près de 1000 soldats. Aux élections européennes de mai, le parti de Marine Le Pen a obtenu 50,4% des suffrages. C’est 17 points de plus que la moyenne du département. Si leur inclinaison pour le parti de l’extrême droite varie en fonction de l’actualité”, nuance Jérôme Fourquet auprès du quotidien, le plancher reste toujours très élevé”.

L’élection présidentielle de 2012 et les européennes de 2014 avaient déjà enregistré une première hausse, que M. Fourquet attribue à l’arrivée de la gauche au pouvoir, aux premières années du quinquennat Hollande ainsi qu’aux divisions au sein de la droite.

Ces divergences de vote entre les militaires et le reste de la population s’expliquent notamment par leur quotidien très éloigné de celui d’un électeur ‘moyen’”. En effet de par leurs professions, ils sont plus conscients de l’extrême fragilité qui règne en France, de la gravité du laxisme judiciaire, et plus encore de l’aveuglement face au danger islamique qui s’abat notre société.

Cette lucidité explique que la République en marche ne parvient pas à s’imposer comme étant le parti de l’ordre”. Puisqu’il est perçu à juste titre comme le parti du laxisme et de la faiblesse. “Dans le processus de recomposition politique à l’œuvre, où l’on observe le ralliement de la droite à Macron, les casernes restent plutôt imperméables”, résume le directeur de l’IFOP.

Source: Le Monde

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici