Le 14-Juillet de cauchemar au pays de Montbéliard. Violences urbaines, policiers victimes d’un guet-apens, policier blessé par une grenade, voitures carbonisées, halte-garderie incendiée…

Image d'illustration/Wikimedia Commons
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Brigade canine victime d’un guet-apens, policier blessé par une grenade dégoupillée dans sa poche, voitures carbonisées, halte-garderie incendiée… Dans la nuit du 13 au 14 juillet le pays de Montbéliard est accablé par une vague invraisemblable de violences urbaines.

Les élus des villes de l’agglomération de Montbéliard sont “abasourdis” par les violences urbaines qui ont émaillé la nuit du 13 au 14 juillet dans les quartiers urbains.

À plusieurs reprises, les élus ont alerté l’État pour demander une mobilisation des effectifs de police sur notre territoire de manière importante et continue“, explique Marie-Claude Gallard, le maire d’Audincourt. Malgré la réponse positive du gouvernement, les moyens mobilisés n’ont pas permis aux forces de l’ordre de faire face aux émeutiers, ce soir-là dans les villes concernées.

Un escadron de la gendarmerie mobile fort de 46 hommes est venu en renfort du commissariat local, avec pour mission de sécuriser le feu d’artifice à Besançon. Au vu des événements, le préfet a pris la décision de le laisser dans l’agglomération de Montbéliard, secouée depuis des semaines par les violences urbaines.

La nuit du samedi à dimanche, pendant le spectacle du feu d’artifice, les casseurs encagoulés ont installé un climat de tension. À Audincourt, une ville de 15 000 habitants, l’espace Saint-Exupéry, qui abrite une halte-garderie, a été incendié. À Valentigney (10 000 habitants), les policiers de la brigade canine ont été attirés dans un guet-apens et leur voiture caillassée.

À Audincourt encore, un garçon de 16 ans, interpellé pour jet de projectiles sur les forces de l’ordre, a dégoupillé une grenade de désencerclement dans la poche d’un policier de la BAC. La grenade a explosé, provoquant des brûlures au second dégrée à une main et à une cuisse.

Trois suspects à peine ont été interpellés. Les maires de l’agglomération réclament “le déploiement de mesures à la hauteur des enjeux pour rétablir l’ordre républicain“. Les habitants, eux, parlent de leur “droit à la paix”.

Source: L’Est

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