Dictature socialiste! Maduro emprisonne une musicienne pour l’avoir critiqué

Président Maduro/Wikimedia Commons
Président Maduro/Wikimedia Commons

Il ne fait pas bon être opposant politique dans un régime socialiste à bout de souffle. Karen Palacios Pérez le sait d’expérience, elle actuellement dans les geôles bolivariennes pour des messages publiés sur les réseaux sociaux.

Cette clarinettiste de 25 ans est coupable d’avoir contesté le gouvernement socialiste de Nicolas Maduro. Elle a affirmé avoir été renvoyée de l’orchestre philharmonique national du Venezuela à cause de son positionnement politique. Elle a participé au référendum de 2017 dont le dictateur vénézuélien avait annoncé qu’il en rejetterai le résultat.

Les personnes qui venaient voter devaient signer un papier, attestant de leur passage. C’est ce qu’a fait Karen Palacios Pérez. Renvoyée de l’orchestre, elle crie son mécontentement sur internet et attaque notamment le gouvernement en place.

Le gouvernement envoie alors des agents de la DGCIM (l’équivalent du contre-espionnage), chez elle le 1er juin 2019, dans l’état de Miranda. Selon sa famille, les agents se seraient fait passer pour des professeurs de musique. Emmenée dans leurs locaux, ils la gardent plusieurs jours.

Le 18 juin, elle est envoyée dans un établissement de rétention pour femmes. Elle aurait été menacée et torturée: “Ils l’ont empêchée de dormir, l’ont privée de lumière”, a témoigné sa mère dans le quotidien El Nacional. “Ils lui ont aussi dit qu’ils allaient la tuer”. Elle est emprisonnée avec huit autres détenues dans une cellule pour deux.

D’après le président du Forum pénal vénézuélien, Karen Palacios Pérez bénéficie pourtant d’un ordre de libération daté du 18 juin, jour où elle a quitté la DGCIM. L’affaire n’a pas été rendue publique immédiatement, car la justice a fait pression sur ses proches, en leur faisant croire que son cas serait plus vite réglé sans médiatisation. “Tous ses droits ont été violés”, assure un membre de la famille de la détenue.

La situation de cette jeune musicienne vénézuélienne rappelle du violoniste Wuilly Arteaga. Âgé d’une vingtaine d’années, il avait été arrêté à Caracas lors des manifestations de 2017. Disparu durant plusieurs semaines, il était en fait détenu et battu par la police. Une fois son histoire médiatisée, les autorités l’avait libéré et laissé partir aux États-Unis.

Même si la situation peut sembler lointaine, la France se dirige tout droit dans cette direction. Internet est de plus en censuré, et on arrête des citoyens honnêtes simplement parce qu’ils expriment leur mécontentement envers le président, comme lors du défilé du 14-Juillet où Emmanuel Macron a été copieusement sifflé. Le socialisme porte dans son essence la terreur totalitaire.

Source: France Musique

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