Trahison au sein de l’OTAN : La Turquie islamiste annonce que la livraison des missiles russes S-400 a commencé.

La Turquie d’Erdogan va toujours plus loin dans la provocation anti-occidentale. Un nouveau palier a été franchit alors que Ankara achète des missiles russes antiaériens S-400, incompatibles avec le système de défense de l’OTAN, dont fait toujours parti la Turquie, Washington est furieux.

Malgré les mises en garde répétées des Etats-Unis, la livraison controversée de missiles russes S-400 à la Turquie “a commencé” , ce vendredi 12 juillet selon le ministère turc de la défense.

Le pilier oriental est membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord depuis 1952, la Turquie a jeté un froid chez ses alliés en signant, en septembre 2017, un contrat de 2,5 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) avec la Russie pour la livraison de missiles russes antiaériens S-400, incompatibles avec le système de défense de l’OTAN. Cela constitue une crainte de ses alliés, notamment les américains.

Le Pentagone craint notamment que les S-400, dotés d’un puissant radar, ne parviennent à déchiffrer les secrets technologiques de ses avions militaires dernier cri.

De plus Washington craint qu’il existe un risque que les opérateurs russes qui formeront les militaires turcs aux S-400 puissent dans le même temps réussir à se renseigner sur les secrets technologiques du nouvel avion furtif américain F-35, dont la Turquie veut aussi se doter. “La Turquie s’exposerait à des conséquences réelles et néfastes si elle acceptait les S-400″, a ainsi menacé mardi la porte-parole du département d’Etat américain, Morgan Ortagus.

Le Pentagone avait donné au gouvernement turc jusqu’au 31 juillet pour renoncer à cette acquisition. En vain. La liste de mauvaise volonté dans le partenariat avec ses alliés atteint une niveau critique. Cette livraison peut constituer de fait un changement d’allégeance, pour ne pas dire une trahison, une de plus.

Avec ce goût de la mise en scène, Vladimir Poutine a choisi cette date qui intervient près de trois ans après le putsch manqué contre Erdogan pour livrer les missiles afin de se placer désormais comme son principal allié. La Russie est devenue experte dans les alliances avec le tiers-monde, pour tenter de faire oublier la menace chinoise qui fait de la Sibérie son nouveau terrain de jeu dans le plus grand silence de Moscou.

Quelle décision prendra les Etats-Unis quant à cet énième coup de poignard de ce faux-allié, la question de son exclusion de l’Alliance ne doit plus être un tabou, mais doit devenir le nouvel ordre du jour.

Source : Le Monde

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