Par crainte que l’Iran ne bloque ses navires, le Royaume-Uni renforce sa présence dans le Golfe Persique.

Le destroyer HMS Duncan se rend dans le Golfe pour relayer la frégate HMS Montrose, déjà sur place, afin de continuer à garantir la “liberté de navigation” pour “les navires transitant par cette voie de navigation cruciale”, a indiqué un porte-parole de l’exécutif britannique.

Cette rotation, qui était programmée, a été avancée, a ajouté une source de défense, soulignant que les deux navires resteraient temporairement ensemble dans la région, mais sans préciser combien de temps.

Les risques sont pris très au sérieux. Selon une source gouvernementale, l’exécutif a également relevé en début de semaine à son échelon maximal le niveau d’alerte dans les eaux territoriales iraniennes pour les navires britanniques, et adressé des recommandations de sécurité aux compagnies opérant dans la région.

La tension autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un tiers du pétrole brut mondial acheminé par voie maritime, a grimpé ces dernières semaines au fil d’une spirale d’événements, dont des attaques d’origine inconnue contre des pétroliers et la destruction d’un drone américain par l’Iran.

Un nouvel incident est venu s’ajouter mercredi quand la marine militaire iranienne a tenté, selon le Royaume-Uni, “d’empêcher le passage” par Ormuz d’un pétrolier britannique. Le HMS Montrose, venu à sa rescousse, a dû “lancer des avertissements verbaux” aux vedettes iraniennes pour qu’elles battent en retraite.

Fidèle à leur mauvaise foi, Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, ont nié toute “confrontation” récente avec des navires étrangers.

Cette décision intervient après que Washington ait confirmé jeudi son intention de former une coalition internationale pour escorter les navires de commerce dans le Golfe. Cette opération internationale devrait se mettre en place “dans les prochaines semaines”, a déclaré le général Mark Milley.

Fidèle à sa politique munichoise de longue date, le gouvernement français dans une politique craintive d’apaisement fait savoir par le chef-d’état major des armées, le général François Lecointre que “La France n’est jamais obligée de suivre un allié dans un conflit”. La politique de la peur au contraire du flegme britannique, la France a encore choisi le parti de la faiblesse.

Source AFP

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