Le choc! Après Notre-Dame c’est au tour du haras de Saint-Lô de partir en cendres

Haras de Saint-Lô en flammes/DR
Haras de Saint-Lô en flammes/DR

Dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 juillet 2019, un incendie a dévasté le haras de Saint-Lô sous les yeux impuissants de dizaines d’habitants heurtés. Yann Adam, le directeur, d’autres responsables et des élus sont toujours sous le choc.

J’ai été réveillé vers minuit et aussitôt on a appelé les sapeurs-pompiers qui sont arrivés très vite sur site, mais avec le fourrage et la toiture en bois l’incendie avait déjà pris de l’ampleur.” C’est avec ces mots qu’exprime son désarrois Yann Adam, le directeur du pôle hippique de Saint-Lô et de son haras du XIXe siècle.

L’incendie a mobilisé plus de 80 sapeurs-pompiers, dont des renforts depuis Cherbourg, et à l’arrivée des pompiers, les dégâts sont déjà considérables: “Quand nous sommes arrivés sur place les flammes avaient déjà percé la toiture. Notre première mission a été de mettre en sécurité les 24 chevaux qui se trouvaient dans les boxes. On a assez vite maîtrisé le feu et permis qu’il ne s’attaque pas à d’autres locaux. Sur les 4 000 m²de ce bâtiment, on a pu en préserver 1500, en revanche la toiture est complètement détruite“, raconte le colonel Sébastien Gras, adjoint du directeur des pompiers de la Manche.

Contrairement à Notre-Dame, ce n’est pas une malencontreuse pluie de mégots incandescents qui serait en cause, ni même un court-circuit sans électricité. Bien que la raison du sinistre est encore inconnue, la suspicion d’une auto-combustion de fourrage récemment stocké est avancée.

Un drame qui rappelle nécessairement celui de la Cathédrale de Paris, présent sur les lieux, le maire de Saint-Lô, François Brière et le directeur des musées de Saint-Lô, Robert Blaizeau, n’ont pu que constater l’ampleur du désastre: “J’ai le sentiment d’un choc terrible. Le haras est un joyau du patrimoine saint-lois. De le voir en feu rappelle d’autres images récentes. C’est la deuxième fois dans mon mandat que je suis confronté à un incendie. La première fois dans une cage d’escalier et maintenant avec ce site historique, a souligné le maire visiblement affecté.

Le feu a touché la partie qui n’avait pas été bombardée pendant la guerre. Tout aussi meurtri par ce drame, Robert Blaizeau a expliqué que la partie nord du haras ayant été détruite durant la dernière guerre, les charpentes étaient désormais en béton: “Ce qui n’est pas le cas de la partie sud qui a conservé sa charpente bois qui date de 1883.” Et fait ainsi un rapprochement avec Notre-Dame: “C’est un bois très sec et comme pour une partie de Notre-Dame il date du XIXe siècle.

Une catastrophe qui ravive les mauvais souvenirs récents, et qui donne l’occasion de rappeler que si les pompiers semblent avoir une piste concernant cet incendie, les conclusions de l’enquête de celui de Notre-Dame se font toujours attendre, et les pistes évoquées semblent toujours fumeuses. L’explication miracle serait la présence de foin près de la charpente qui aurait pris feu de la même façon qu’à Saint-Lô. Une piste farfelue certes, mais toujours bien plus crédible que les fantaisies avancées par les autorités.

Source: Ouest-France

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