Quinze parlementaires soupçonnés de détournement de fonds. Parmi les escrocs, l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis

Jean-Christophe Cambadélis/Wikimedia Commons
Jean-Christophe Cambadélis/Wikimedia Commons

Selon les informations du Monde, quinze parlementaires, dont l’ancien patron du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, sont soupçonnés par le Parquet national financier de détournement de fonds publics. Ils auraient utilisé leur enveloppe d’indemnité de frais de mandat pour des dépenses personnelles. 

Les sept députés et huit sénateurs concernés – dont certains toujours en exercice – sont soupçonnés d’avoir pioché dans leurs indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM), dont l’usage est strictement encadré, pour financer des dépenses sans rapport avec leurs activités de parlementaires.

Le préjudice s’élèverait de 20 000 à 80 000 euros selon les cas. Ces enquêtes préliminaires ont été ouvertes à la suite de signalements de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), datant de la fin 2018. HATVP Cette dernière a pour mission de contrôler le patrimoine des élus à la fin de leur mandat afin de détecter de possibles abus ou enrichissements suspects.

Selon les investigations de la Haute-Autorité, Jean-Christophe Cambadélis, qui fut député de Paris de 1997 à 2017, est notamment soupçonné de s’être servi de ces indemnités pour régler ses cotisations au Parti socialiste. Une pratique interdite puisque, selon le Code général des impôts “dans la mesure où elle est expressément exonérée d’impôts sur le revenu […] l’IRFM ne peut être utilisée pour payer une cotisation à un parti politique ouvrant droit à la réduction d’impôt“.

Je ne suis au courant de rien : ni la Haute Autorité, ni le déontologue ne m’ont interrogé”, a par ailleurs réagi l’ancien premier secrétaire du PS via Twitter. “Je verrai ce sur quoi on s’interroge et j’y répondrai.”

Le sénateur MoDem de la Marne Yves Détraigne aurait également utilisé son enveloppe pour financer des dépenses personnelles. Il affirme au Monde avoir en partie financé l’achat de ses deux dernières voitures et aménager un bureau pour son assistante parlementaire au sein de sa demeure privée. “Je m’en servais aussi pour mes déplacements professionnels, j’avais eu l’aval du groupe centriste”, précise l’élu.

Quinze enquêtes préliminaires ont été ouvertes au Parquet national financier en novembre dernier après le signalement de la HATVP.

Source: Le Monde, Reuters

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