Le porte-parole des Gilets jaunes, Juan Estevez relaxé pour rébellion et entrave à la circulation mais condamné pour la mise en danger de la vie d’autrui

Image d'illustration/DR
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Le porte-parole des Gilets jaunes, Juan Estevez, âgé de 62 ans, a été jugé par le tribunal correctionnel de Sarreguemines. Il était accusé de rébellion face aux forces de l’ordre et d’entrave à la circulation des véhicules sur une voie publique, deux faits pour lesquels il a été relaxé.

Au cours de cette audience, l’accusé a mis en doute l’objectivité du tribunal: “Pourquoi m’arrêter moi en particulier? Je n’étais pas le seul Gilet jaune ce matin-là.” Le président, du tribunal: “La gendarmerie vous a clairement identifié comme le leader des Gilets jaunes“.

En effet, le prévenu a été identifié comme leur porte-parole. Au moment de son interpellation par la police, il a été accusé de rébellion pour avoir résisté à la mise des menottes.

La défense précise que ce n’était pas une rébellion car “il n’y a pas de résistance active, il se raidissait pour ne pas se faire menotter.” Le tribunal ne manque pas de rappeler que les gendarmes se sont sentis en danger lorsque le prévenu a appelé à l’aide et que plusieurs Gilets jaunes se sont dirigés vers eux.

Pour les faits d’entrave à la voie publique, il avait placé un plot sur la première voie de la gare de péage. Le but était de “protéger tous les piétons, gendarmes, employés de la SANEF et Gilets jaunes“. Là encore, il est relaxé. Il est toutefois reconnu coupable pour mise en danger de la vie d’autrui car le tribunal considère qu’il a bravé l’interdiction pour les piétons de circuler sur la gare de péage de Saint-Avold.

Juan Estevez soutient “qu’il n’y a jamais eu de débordement à Saint-Avold“, le ministère public ne manque pas de rappeler que « les 10 morts en lien avec le mouvement depuis son origine, n’auraient pas été d’accord avec lui ». « Dans ce cas, pourquoi on ne les bloque pas avant d’aller sur l’autoroute ? », interroge la défense. Une des raisons avancées par le procureur est le fait que les gendarmes étaient en sous-effectif à savoir dix militaires face à 80 Gilets jaunes.

Source: Le Républicain Lorrain

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