Le Parlement français adopte la “taxe Gafa”. Donald Trump contrattaque en ouvrant une enquête

Image d'illustration/Fotolia
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Le Parlement français a définitivement adopté la “taxe Gafa” sur les géants du numérique. Elle devrait s’appliquer à une trentaine de groupes incluant Google, Amazon, Facebook et Apple (Gafa), et rapporter au budget 400 millions d’euros en 2019, puis 650 millions en 2020. 

Ciblant notamment les firmes Google, Apple, Facebook et Amazon, mais aussi Meetic, Airbnb ou encore Instagram cette taxe de 3% s’appliquera rétroactivement au 1er janvier 2019 aux sociétés réalisant un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d’euros au niveau mondial et de plus de 25 millions d’euros sur le sol français.

Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a affirmé à plusieurs reprises qu’il abandonnerait la taxe française lorsque les entreprises du numérique seraient taxées à l’échelle internationale.

Le principe d’une taxation des “Gafa” a également fait l’objet d’un accord entre ministres des Finances du G20 réunis début juin au Japon.

Le président américain Donald Trump a ordonné mercredi à l’administration américaine d’ouvrir une enquête sur la “taxe Gafa” en France. Cette démarche pourrait en fin des comptes déboucher sur l’imposition par les Etats-Unis de droits de douane sur les produits français ou autres mesures de rétorsion commerciales.

Une enquête qui peut durer jusqu’à un an, a pour but de déterminer l’équité de pratiques commerciales à l’égard des compagnies américaines. De telles enquêtes ont visé par le passé les pratiques commerciales de la Chine et les subventions accordées par l’Union européenne à Airbus.

Les Etats-Unis sont très préoccupés par le fait que la taxe sur les services numériques vise injustement des entreprises américaines”, a déclaré le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer. “Des déclarations de représentants français suggèrent que la France vise de manière déloyale certaines entreprises technologiques basées aux Etats-Unis”, ajouten-il.

La démarche de Trump a le soutien des élus aussi bien républicains que démocrates. “La taxe sur les services numériques est clairement protectionniste et vise injustement des entreprises américaines avec un préjudice pour l’emploi et les travailleurs américains”.

Source: Reuters

 

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