“Parler de l’Afrique c’est parler de la France” Sommet africain à l’Elysée s’annonce haut en couleurs

Macron très copain avec son homologue du Ghana/DR
Macron très copain avec son homologue du Ghana/DR

Le Président Emmanuel Macron a rendez-vous avec l’Afrique et plus précisément avec les Africains de France sur l’avenir de la relation entre Paris et l’Afrique.

La rencontre aura lieu jeudi à partir de 15h dans la salle des fêtes du Palais de l’Elysée. Le président de la République recevra son homologue ghanéen et auront affaire aux questions d’un public composé de 350 personnes, avec un lien fort avec l’Afrique.

La moitié du public sera composée de personnalités de la scène franco-africaine, connues par les diasporas de leurs pays en France. L’autre moitié rassemblera des dizaines d’anonymes des très nombreuses associations des quartiers.

C’est Emmanuel Macron, de retour de Ouagadougou, puis de Nairobi, où il s’était entretenu avec la jeunesse africaine, qui souhaitait que le débat sur l’avenir de la relation franco-africaine se poursuive en France au sein de l’opinion publique. “La pédagogie que fait le président de la République sur la relation avec l’Afrique n’est pas suffisamment entendue en France, dit-on à l’Élysée. Il était donc nécessaire, en complément, qu’une prise de parole symétrique s’organise chez nous sur la centralité de l’enjeu africain.

Surtout que l’enjeu est de taille, la démographie africaine, l’immigration de masse, les questions sécuritaires, quand on sait que ce sont les soldats français qui meurent pour protéger les populations africaines en proie au terrorisme islamique au Sahel. Autant de sujets épineux qui auront l’occasion d’être abordé durant cette rencontre.

D’où l’idée de s’adresser d’abord à ces représentants des diasporas dans l’Hexagone, ce qui rappelle que la présence importante de ces populations sur le territoire français. Ils ne manqueront pas de culot pour parler du manque de représentativité des Français d’origine africaine dans les médias comme ils le font systématiquement quand ils ont un micro, ou encore dans les grandes entreprises ou dans ­l’armée, manque d’intégration sociale liées aux discriminations et au délit de faciès, augmentation des frais universitaires pour les étudiants étrangers…

Les sujets de pleurnicherie de d’apitoiement sur soi-même ne risquent pas de manquer, et c’est pourtant de cela dont les Africains souffrent tout d’abord, de cette déresponsabilisation par la facilité ou la culpabilisation des autres tellement confortable.

Des questions d’ailleurs déjà débattues en province et à Paris avec des représentants des diasporas et les membres du Conseil présidentiel pour l’Afrique, dirigé par le Franco-Béninois Jules-Armand Aniambossou, camarade de promotion à l’ENA d’Emmanuel Macron. “Mais parler de l’Afrique, c’est parler de la France“, avance-t-on dans l’entourage du Président.

Ce n’est pas par hasard que le chef de l’État a choisi comme partenaire pour ce grand débat son homologue ghanéen. Nana Akufo-Addo, 73 ans, est un avocat du panafricanisme mais surtout une star des réseaux sociaux sur le continent. Avec un million d’abonnés sur son compte Twitter, l’homme a l’habitude du “parler cash”. Cela promet un échange sans filtre où les choses seront dites comme elles doivent l’être, c’est en tous cas ce qu’on attend de lui.

Les deux chefs d’Etat affronteront les questions et les réflexions de vedettes aimées et appréciées des Français comme l’ex-footballeur Lilian Thuram, reconverti en chantre de l’anti-racisme dans les classes, le chanteur de rap islamiste Abd Al Malik, l’écrivain et prix Goncourt des ­lycéens David Diop, l’ex-­rugbyman du XV de France Serge Betsen, le producteur Dawala, protecteur de Maître Gims (ancien du groupe au nom évocateur Sexion d’Assaut, SA) dont le plus grand tube insultait les Français de “koufar” dans la droite lignée du vocabulaire djihadiste, ou bien encore l’animatrice ­Hapsatou Sy, qui était devenue la risée des réseaux sociaux après son clash avec Eric Zemmour. Mais aussi de simples responsables d’associations de quartiers et des patrons de petites entreprises ou de start-up engagées dans la relation économique franco-africaine. Beaucoup de beau monde donc.

Une occasion inespérée de faire oublier les grand-messes du Cian (Conseil français des investisseurs en Afrique), le club très sélect des entreprises du CAC 40 installées sur le continent africain et qui se sont fait voler la moitié de leurs parts de marché par la Chine, la Russie et la Turquie.

Ces anonymes de l’africanité en France sont riches d’une “double culture qui est un atout formidable pour notre pays“, selon l’Élysée, qui poursuit dans un délire orwellien “ce sont des démentis vivants de l’approche communautariste“.

De tels démentis qui ne se vivent que comme des agents de l’africanisme en France, dont les têtes de proue ne ratent jamais une occasion pour accabler les Français des malheurs des Africains afin de promouvoir leur communauté par la victimisation.

Source : JDD

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