Loi “anti-gaspillage”: découvrez comment elle va chambouler toutes vos habitudes

Ce mercredi matin était présenté en Conseil des ministres, le projet de loi “anti-gaspillage”, pour une économie circulaire. Consigne, incorporation de matière recyclée, nouvelles filières REP (Responsabilité élargie des producteurs)… Voici le détail des mesures prévues.

Peu de dates et d’objectifs chiffrés sont présents dans le projet de loi, préparé par le ministère de la Transition écologique, mais plutôt des pistes.

Le gouvernement en a fait sa priorité, il s’emploi à lutter contre le gaspillage. Trop de produits invendus finissent à la poubelle, alors l’exécutif veut contraindre les producteurs à changer leur façon de produire. La mesure phare: créer une “consigne à la française” pour lutter contre les emballages laissés dans la nature.

Le gouvernement avance qu’aujourd’hui 55% seulement des bouteilles en plastique sont collectées, quand d’autres pays européens atteignent 90%. Le gouvernement français a fixé un objectif de 100% de plastiques recyclés en 2025.

Et la consigne pourrait concerner aussi le verre et les piles. Aucune date n’est fixée, et il faudra au moins trois ans avant que ce système de consigne soit mis en place en France, explique le ministère de l’Écologie.

Pour obliger les industriels à changer leur façon de produire, un système de bonus/malus sera instauré. Un producteur pourra payer des pénalités s’il refuse d’utiliser du plastique recyclé dans les emballages ou si l’objet n’est pas réparable.

Toujours prêts à s’inventer des fantômes pour mieux les combattre, le gouvernement dit vouloir lutter contre “l’obsolescence programmée”. Un complotisme grotesque qui enfante des solutions ridicules. Avec une obsession, réparer davantage au lieu de jeter.

Une idée est par ailleurs à l’étude: celle d’obliger les magasins à réparer avec des pièces de seconde main, afin de faire baisser le prix de la réparation. Aujourd’hui, faire réparer une machine à laver ou un micro-onde coûte en moyenne 40% du prix neuf.

Et l’idée que ce coût était induit par le coût élevé du travail, donc en réalité du coût élevé de l’État ne leur a pas traversé l’esprit une seule seconde. Non bien sûr, tout est toujours de la faute des industriels. On commence par obliger les magasins de réparer, puis ensuite de les obliger à réparer avec des pièces d’occasion, puis comme ça ne sera jamais assez, la prochaine étape sera d’obligé le magasin a réparer gratuitement, sans payer la main d’oeuvre…

De plus, le gouvernement souhaite créer plusieurs nouvelles filières REP (Responsabilité Elargie des Producteurs). Pour les industriels ou distributeurs de cette filière, le principe est clair: ils doivent financer, organiser et mettre en place une solution de collecte et de recyclage pour les produits mis sur le marché.

Il existe actuellement 14 filières REP, dont notamment pour les emballages ménagers, les meubles, les équipements électriques et électroniques, les papiers ménagers, les médicaments non utilisés, les piles ou les pneumatiques. Le projet de loi présenté ce mercredi matin prévoit d’élargir ces filières à d’autres secteurs comme le bricolage, le jardinage, le sport, les jouets et les mégots.

Une chose est sûre, l’État n’est pas contre le gaspillage de temps, de papier, d’énergie et d’argent pour continuer de diriger notre façon d’acheter, de consommer, de produire et de vivre.

Source: Europe 1

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