Au Québec on retire le crucifix de l’Assemblée Nationale

Le crucifix de l’Assemblée nationale prend sa retraite des parlementaires: il ne trônera plus comme il le fait depuis des décennies derrière le siège du président de l’Assemblée nationale.

Comme prévu, on l’a décroché mardi de sa position stratégique pour observer les élus du Salon bleu, au moment où les députés sont tous partis en vacances.

Ce Christ en croix, le symbole controversé de la connivence passée entre l’Église catholique et l’État québécois, incommodait la classe politique depuis des années, et ce, de plus en plus.

La récente vague de fond en faveur de la laïcité de l’État aura eu raison de partisans les plus irréductibles de la présence du crucifix, qui vantaient sa valeur historique et patrimoniale pour justifier la décision de le laisser veiller sur les élus. C’est dans la plus grande discrétion, qu’un employé de l’Assemblée Nationale est venu décrocher l’objet religieux, autrefois vénéré et aujourd’hui banni, du Salon bleu.

C’est d’autant plus triste que ce renoncement est symptomatique de la situation québecoise. Dans le passé, le premier ministre François Legault avait mentionné plusieurs fois de toute bonne foi, que le crucifix du Salon bleu était un objet patrimonial qui devait rester en place.

Mais il a finalement fait volte-face ces derniers mois, présentant sa nouvelle position comme un compromis offert aux détracteurs de la loi 21 sur la laïcité de l’État, qui interdit à plusieurs catégories d’employés de l’État, dont les enseignants, de porter des signes religieux. Un accommodement déraisonnable de plus, où l’Histoire du Québec doit être chassé pour empêcher les pressions islamiques dans la société civile.

Source : Le Quotidien

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