Encore un scandale pour Hidalgo! Jusqu’à 1 000 Vélib’ volés chaque semaine!

Le vol et le vandalisme des Vélib’ à Paris. Alors que les élus en veulent plus, les vélos en libre service manquent. Ce week-end dernier Anne Hidalgo a dénoncé un nombre “insuffisant” de Vélib’. C’est parce qu’il y a entre 600 et 1 000 vélos qui sont volés ou “privatisés” chaque semaine.

Pourtant les efforts de Smovengo ont eu pour effet d’augmenter sa capacité de collecte et de réparations de vélo. l’opérateur chargé du fonctionnement des nouveaux Vélib’ depuis janvier 2018, en récupère une partie en plus ou moins bon état, mais, en valeur nette, entre 100 et 300 bicyclettes se volatilisent dans la nature chaque semaine.
Alors que de plus en plus de vélos sont réinjecté (19 000 prévus à la fin de ce mois contre 13 000 aujourd’hui).

Smovengo se plaint d’un niveau de vandalisme particulièrement élevé dans la capitale : “Dans les autres villes où nous avons des vélos, à Clermont, Montpellier, Helsinki, Moscou, ils n’en reviennent pas. Personne ne connaît autant de dégradations”, explique au Parisien Pierre Heyraud, directeur des opérations de l’entreprise.

Dans les ateliers de Smovengo, on peut voir de tout : des câbles arrachés, des roues complètement tordues, des guidons cassés, des vélos brûlés… tout un tas de traces de violences et de dégradations volontaires. “On a l’impression que le grand jeu dans Paris, c’est de casser les feux arrière des Vélib'”, ajoute un autre cadre de Smovengo, dépité.

Autres exemples de vandalisme affirmé et assumé : les vélos repeints, brûlés ou jetés à la Seine se comptent par dizaines. Une équipe de 400 personnes est chargée de réparer 850 vélos par jour. D’autres équipes s’occupent de la régulation et du déploiement des Vélib’ au quotidien, en fonction des demandes des usagers.

L’opérateur reconnaît avoir mal anticipé l’ampleur des dégradations. “Cela ralentit notre capacité de réparation. Là où on pouvait réparer 400 vélos par jour avec 60 personnes, on n’en répare que 300”, déplore Pierre Heyraud.

“Mon impression, c’est qu’environ 60% des dégradations sont dues au vandalisme” poursuit Pierre Heyraud. “On se fie aux nombres de réparations à faire sur un vélo. Normalement, c’est 3 ou 4 par vélo. Là, on en est à 8 ou 9” Et parfois même une quinzaine de pannes lourdes à réparer.

C’est pour cela que Smovengo a recruté, en interne, une équipe de réparateurs spécialisés qui œuvrent toute la journée à Villeneuve-La-Garenne depuis le mois dernier.

Source: Le Parisien

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