Ce “Robin des Bois” de Bordeaux a instauré dans son quartier la gratuité de stationnement. Il risque deux ans de prison

Image d'illustration/Wikimedia Commons
Image d'illustration/Wikimedia Commons

Le “Robin des bois” bordelais était en fait professeur d’éducation physique et sportive à Bègles. Ce quinquagénaire rendait inutilisable, depuis des mois, les parcmètres de la ville pour “offrir” un stationnement gratuit.

Appréhendé, il doit répondre du vandalisme de plusieurs dizaines d’horodateurs dans le centre-ville de Bordeaux commis lors de ces derniers mois. Il risque d’écoper jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.

Interpellé début juin en flagrant délit, il a reconnu lors de sa garde à vue une trentaine de dégradations. Cependant la société Urbis Park, qui exploite les horodateurs pour le compte de la municipalité, l’accuse d’une centaine de dégradations.

Le justicier autoproclamé utilisait toujours le même mode opératoire: en quelques instants seulement, il rendait les claviers des parcmètres illisibles et inutilisables en les couvrant de peinture et de silicone. Un préjudice estimé à 20 000 euros.

Insaisissable, il a finalement été aperçu par un riverain en train d’enduire de peinture un horodateur de la rue Chauffour, sur la rive droite de la ville. Le témoin voit l’homme monter dans une voiture et a le réflexe de noter sa plaque d’immatriculation. La police identifie le propriétaire: le profil de l’homme, au casier vierge, ne correspond pas à ce type de dégradations.

Néanmoins, comme à chaque fois quand il s’agit de l’argent public, les policiers déploient des moyens importants pour appréhender le coupable, avec force filatures et surveillances de ses déplacements notamment sur son lieu de travail et ce pendant plusieurs semaines.

Les enquêteurs attendent le bon moment pour l’interpeller sur le fait. C’est fait début juin, où l’enseignant est pris en flagrant délit près de son lieu de travail. Il risque une peine de deux ans d’emprisonnement et une amende de 30 000 euros.

L’homme a évoqué des motivations politiques pour se justifier ses actions: il y aurait un “trop-plein” d’horodateurs dans les quartiers populaires et peu dans les quartiers favorisés.

Source: France Bleue

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici